DEAR — L'architecture comme acte de soin
Depuis 2018, à Rennes, Yann Huet et Stève Castel ont fait le choix de ne travailler qu’autour de la commande publique : crèches, médiathèques, salles de spectacle, mairies, complexes sportifs, tiers-lieux, partout où des gens se croisent, apprennent, jouent, délibèrent, grandissent. Nous pensons que ces lieux du quotidien méritent la même attention qu'un projet d'exception. C'est là que nous choisissons d'exercer.
Le déjà-là et le pli mémoriel
Avant de dessiner, nous regardons. Un mur qui porte la trace d'un usage ancien, une lumière qui entre par l'ouest, un chemin tracé par l'habitude. De cette écoute naît ce que nous nommons le pli mémoriel : l'idée qu'un bâtiment n'est pas un objet posé dans le temps, mais un feuilleté de durées. Ce qui était là avant ne doit être ni effacé ni figé. Il doit coexister, dans une même épaisseur construite, avec ce qui advient aujourd'hui et ce qui se prépare pour demain. Nos projets ne tranchent pas entre passé et présent. Ils plient l'un dans l'autre.
Une écologie du réel
Cette posture engage une manière de construire. 80 % de notre production concerne la réhabilitation de bâtiments existants, parce que transformer est presque toujours plus juste que démolir. Nous travaillons le bois, la paille, la terre, le chanvre, la ouate de cellulose, non pour l'image que ces matériaux véhiculent, mais pour leur justesse dans un contexte donné. Chaque choix est pesé au regard du confort, du coût réel et de la durabilité effective. Une exigence de bon sens, adossée à notre certification de Concepteur Européen Bâtiment Passif et reconnue par le Prix Architecture Biosourcée Bretagne 2024 et le Prix national Livre Hebdo.
La force du collectif
DEAR n'est pas la signature de deux architectes. C'est un collectif. Architectes, technicien·es, conducteur·ices de travaux, chacun·e dépose sa brique, apporte son regard. C'est cette friction des sensibilités qui transforme des contraintes techniques en projets à forte valeur sociale et environnementale.